Qu’est-ce que la culture du viol ?

Le concept de culture du viol désigne toutes les formes d’influence de la culture sur les viols. Au sens large, la culture du viol c’est tout ce qui ne fait pas partie de la culture du consentement.

La gauche, par égalitarisme, estime que la part culturelle est totale, que les individus ne sont pas ou peu responsables de leurs comportements, et a toujours milité pour des peines légères afin de pouvoir se concentrer sur la déconstruction culturelle. L’idée gauchiste de la culture du viol, c’est la croyance qu’à l’origine, les hommes sont bons, et que c’est la culture qui les pervertit. Pour la gauche, la culture du viol est officiellement la même partout. Pourtant, les gauchistes montrent régulièrement une indulgence particulière envers les étrangers « qui n’avaient pas les codes » quand ils ont agressé sexuellement ou violé, ce qui prouve de fait qu’ils reconnaissent l’existence d’une culture du viol plus forte dans les pays non-occidentaux que dans les pays occidentaux.

Les conservateurs, par moralisme, estiment que la culture n’a pas d’influence, et qu’il ne s’agit que d’une question de morale et d’augmenter les peines pour ne rien avoir à changer fondamentalement. Leur idée est de prétendre que la morale et une justice pénale lourde suffisent à protéger les femmes du viol. L’idée conservatrice du viol, c’est la croyance que la responsabilité d’un violeur n’incombe qu’à lui-même et aux « tentations » dont il serait l’objet. Tenue vestimentaire, comportement, malentendus, heure et lieux de circulation sans accompagnement masculin, etc. Après avoir nié jusqu’en 2014 l’existence même du harcèlement de rue, les conservateurs sont allés jusqu’à défendre les agressions sexuelles dans l’espace public en 2018 avec la tribune revendiquant « le droit à opportuner » et défendant explicitement les agresseurs dans les transports publics.

La droite, par libéralisme, défend l’avènement d’une culture du consentement à tous les niveaux dans la société. Elle estime que les individus sont pleinement responsables de leurs actes bien qu’influencés par leur habitus, c’est-à-dire la culture dans laquelle ils ont été imprégnés. La droite ne cherche pas à sonder les âmes des criminels pour une quelconque rédemption, mais juste à ce que les violeurs n’aient plus aucune excuse pour se persuader que ce qu’ils font n’est pas grave.